{"product_id":"desarmee-desarmante","title":"Désarmée désarmante","description":"Désarmée désarmante nous entraîne dans le mouvement incessant d’une langue\nfragmentée « en gestes syncopés », à l’image du combat incessant qui se livre en\npoésie, sur la page, dans la langue, pour faire face à « un vieux soleil éteint\n» que l’on porte en soi. Deux ensembles sont ici rassemblés, « braquer le\nsortilège » et « désarmée désarmante », dont les titres sont éloquents pour\névoquer ce dont il s’agit : « tu désapprends le geste de survie plutôt tu le\ndévies jusqu’à écrire peut-être ».\nLa page est « verticale », assimilée à une paroi, mur ou falaise, on cherche une\ntransparence possible malgré l’opacité, à voir derrière, et on écarte ou on\ns’engouffre dans les brèches, on s’y cogne ou on l’escalade. C’est « camp\nretranché » aussi bien que forteresse à assiéger — est-ce que le mur doit ou ne\ndoit pas tomber ? C’est l’abord du vide pour « voir si le bord existe » et\ngarde-fou, c’est la question, posée d’emblée : « et si c’est important de\nrecouvrer mémoire » ?\nIl y a d’abord coup de force, le lexique est guerrier, « il pleut des casques\ndes armes des armures ». Il faut rompre le charme, (se) désemparer, démettre,\nséparer. Les cartes sont à rebattre, celles de l’enfance, toujours l’enfance, et\ncelles du pourquoi-comment de la carapace, dans une ivresse, une incandescence à\nla fois vitale et mortifère, où s’essaient des échappées et autres amnésies,\nrituels (« on est païen de mille feux »). Un « quand je m’oublie cheval » aussi\n: circonscrit au manège, il renâcle à l’obstacle, baisse l’encolure ou une main\nen tient les rênes, mais il se détache peu à peu en faisant corps avec le\npaysage et enfin « les grands chevaux de mer mugissent ». Parce que « la\nbataille se livre ailleurs \/\/ c’est une question de langue », où « le rythme est\ncardiaque \/\/ l’arythmie fait partie ». Alors, quand bien même les « résonances\nvieilles affluent » ou que « des immobiles font barrage », « le ciel tombé\ndevient langue à dire ».\nC’est ainsi le temps de la poésie qui est interrogé, celui métaphorique du\nparticipe présent et celui du participe passé. « Écrire se trouve là » où,\ndésarmée désarmante, « rien ne borde vraiment » mais où « on se rattrape au\nprésent de \/ l’indicatif le temps simple \/ on se rattrape », on veille à «\nremonter le ciel ».\n","brand":"ISABELLE SAUVAGE","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":57135765029246,"sku":"9782490385515","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0899\/6274\/2142\/files\/p6gw0fhyJhe7XGo9FA6DV5RKaBztJ1z_v0GwgS4C1mYf4UUgmHbjMQ-cover-large.jpg?v=1773770018","url":"https:\/\/centralelibrairie.com\/products\/desarmee-desarmante","provider":"Centrale","version":"1.0","type":"link"}