{"product_id":"du-cote-des-mortels","title":"Du côté des mortels","description":"Cette édition regroupe un choix parmi les poèmes écrits par Emily Dickinson en\n1860 et 1861, juste avant la période la plus intense de sa production poétique.\nCelle qui se retirera progressivement dans la solitude de sa chambre, fabriquant\nainsi malgré elle sa légende, se trouve encore, à cette époque, « du côté des\nmortels ». Dickinson n’écrit pas activement depuis très longtemps, la pratique\nrégulière de l’écriture lui vient en 1858, à 28 ans, et les poèmes de cette\npremière période bruissent encore des échos d’Amherst, sa ville natale, dont\nelle arpente les rues avec son fidèle chien Carlo. La nature est omniprésente,\ntout un herbier composé de fleurs multiples et colorées habite ses poèmes qui\nbruissent de chants d’oiseaux. Mais déjà, par-delà l’existence quotidienne et\nles paysages familiers, Emily Dickinson semble s’adresser à l’autre monde\nderrière les collines ; non pas cette Amérique qu’elle ne connaît que par les\nlivres, mais bien l’éternité et les fantômes qui la peuplent. La jeune femme\ndresse déjà au milieu de son jardin une échelle vers le Paradis dont elle butine\nles échos comme une abeille, peut-être pour échapper au passage de l’enfance à\nl’âge adulte, question qui agite nombre des poèmes de ce volume. Il est trop tôt\npour être une femme, dit-elle, et plus précisément une épouse, avec sa vie\nréglée et ses devoirs. À la veille de se retirer presque définitivement dans le\nmonde intérieur de la demeure familiale, Emily Dickinson ouvre grand les\nfenêtres sur le monde, faisant le pari de tout faire tenir en un seul geste, la\nvie et la littérature, l’instant présent et l’éternité, la mystique et la\nliberté. Avec Du côté des mortels, nous continuons d’éditer la poésie d’Emily\nDickinson en proposant un choix par années, qui permet de montrer les grandes\nlignes de force et les évolutions de son écriture poétique. Nous ne jouons pas\nsur les tombes se concentrait sur les poèmes de 1863 qui fut son année la plus\nprolifique, Un ciel étranger (cité dans les 100 livres de l’année 2019 du\nmagazine Lire) portait sur l’année 1864, et Ses oiseaux perdus sur les dernières\nannées de sa vie, de 1882 à 1886 et Je cherche l’obscurité sur les années qui\nont suivi la Guerre de Sécession, 1866 à 1871. Chaque volume est accompagné en\npostface d’une évocation d’Emily Dickinson par une poétesse d’aujourd’hui :\nFlora Bonfanti, Raluca Maria Hanea, Maxime Hortense Pascal, Caroline Sagot\nDuvauroux, et pour la présente édition Claude Ber.","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56252754133374,"sku":"9782877042697","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0899\/6274\/2142\/files\/p6gw0fhyJhe8dJjmQFLl-OGaSZO6DU6iB3l6jKQOfDAwpEIk_t98xQ-cover-large.jpg?v=1757932082","url":"https:\/\/centralelibrairie.com\/products\/du-cote-des-mortels","provider":"Centrale","version":"1.0","type":"link"}