{"product_id":"journees-1945-1971","title":"JOURNÉES 1945-1971","description":"Le présent volume, avec lequel s’achève notre traduction intégrale des 9 tomes\nde l’édition grecque des Journées, peut légitimement apparaître, dans la lignée\ndu précédent, comme le livre « total » d’un poète, d’un dia- riste et d’un\ndiplomate qui serait en même temps essayiste, historien, épis- tolier,\nphotographe, traducteur, mélomane et lexicographe à ses heures. Notre premier\ntome s’achevait sur les journées glaçantes du mois de décembre 1944, avec ses\nmanifestations, ses combats de rues et ses tue- ries, annonciateurs de la guerre\ncivile qui allait bientôt écarteler le pays. La nomination de Georges Séféris au\nposte de conseiller d’ambassade à Ankara, en 1948, lui permettra d’y échapper en\ngrande partie, mais en aiguisant le sentiment douloureux et ambulant que la\nGrèce lui inspire depuis toujours. Tout comme le feront ses missions\nsuccessives, à Londres d’abord, au début des années 50, et dans les pays du\nMoyen-Orient ensuite (Liban, Syrie, Iraq, Jordanie), à nouveau sillonnés pour\nl’occasion en tant qu’ambassadeur itinérant. À la fin des années 50, et jusqu’à\nson retour défi- nitif en Grèce en 1962, le voyageur impénitent qu’il avait été\njusqu’alors paraîtra s’estomper devant celui qui est entre-temps devenu\nl’ambassadeur de Grèce en Grande-Bretagne, dernière étape d’une longue, pesante,\ncar- rière diplomatique. En Angleterre même, l’ambassadeur finira par s’effacer\ndevant le poète lorsque viendra le temps des honneurs et d’une reconnais- sance\nd’autant plus assurée, dirait-on, qu’elle aura été relativement tar- dive, et\nqui culminera avec l’attribution du prix Nobel de littérature, en novembre 1963.\nLa petite dizaine d’années qu’il lui restera à vivre, il les passera à arpenter\nson Ithaque retrouvée, tel un Ulysse réconcilié – même si les toutes dernières\nseront assombries et rendues mutiques par la dictature des colonels et la chape\nde plomb que ceux-ci imposent au pays. Au centre de ces pages, il y a, dans les\nannées 1950 la découverte émer- veillée de Chypre à l’automne 1953, comme une\nsorte de miracle venant en quelque sorte réparer la désolation que fut le retour\nau para- dis perdu de son enfance, Skala, lors d’un voyage en Asie Mineure. On y\ntrouvera aussi l’évocation de ses amitiés lumineuses avec T.S. Eliot, Saint-John\nPerse, Yves Bonnefoy, ses rencontres avec Henri Michaux, Paul Éluard, Dylan\nThomas ou Pierre Leyris – qui contribuent à faire de lui notre\nquasi-contemporain – et, surtout, le lien indéfectible qui l’unis- sait à son\npays, la Grèce, dans sa grandeur et ses petitesses. Mais au- delà de la\nradiographie d’une époque et d’une identité, cette somme est d’abord, et avant\ntout, le vademecum d’un poète qui ne cesse de s’inter- roger sur son art, à la\nrecherche des conditions qui lui permettront de s’acquitter au mieux de sa\ntâche. Car c’est au poète, aussi bien, qu’il revient « d’incarner sous sa forme\nla plus achevée la dimension spirituelle de l’aire hellénique, dont il se trouve\nêtre le porte-parole le plus responsable ».","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56397339722110,"sku":"9782358732116","price":34.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0899\/6274\/2142\/files\/p6gw0fhyJhfD-sOTeSqxX1xNddZ2beMqaSaMcAG0xYmBl8clubVdMA-cover-full.jpg?v=1769759296","url":"https:\/\/centralelibrairie.com\/products\/journees-1945-1971","provider":"Centrale","version":"1.0","type":"link"}