{"product_id":"lamour-damirat","title":"L'Amour d'Amirat","description":"Amirat est un petit village isolé dans les montagnes, à deux heures de route de\nNice, où Daniel Biga, le poète sauvage d’une génération qui a cru à un autre\nchemin possible, décide de s’installer à la fin des années 1970. Amirat, c’est\nun lieu de terre et de forêts, rythmé par les cloches des troupeaux et le chant\ndes oiseaux. On regarde passer les saisons depuis la petite maison en haut du\ncol, la neige recouvrir tout, les montagnes violettes en avril, la chaleur de\nl’été, le « monde roux » de l’automne. On regarde passer les rouges-gorges sur\nles églantiers, les mulots entre les sureaux et les orties. Il ne se passe rien,\n« l’actualité ici est éternelle » et l’on vit, au milieu des arbres, des\ntorrents et des nuages, dans une « multitude silencieuse ». Le journal que tient\nDaniel Biga tout au long de ces mois retirés dans la montagne donne un lire une\nsuccession de gestes simples, la cuisine au feu de bois, le jardin qu’il faut\nbêcher, les heures de marche dans la neige pour atteindre l’épicerie du village\nen contrebas, les rares amis qui passent, l’eau qu’il faut aller chercher à la\nsource au fond du jardin, dans une célébration discrète de la « vie\nbuissonnière. » Sans revendication, sans éclat, suivant un cheminement secret,\nintime, qui n’engage que soi, suivant le principe de St François d’Assise selon\nlequel il vaut mieux changer de monde que changer le monde. Daniel Biga devient\ndans ces pages ce « prince bricoleur », ce prince rêveur qui préfère chauler les\nmurs qu’écrire un poème, et construit ainsi une œuvre « dilettante », qui est sa\nnoblesse et sa liberté, une œuvre malgré lui, comme en un an il reconstruit\npièce à pièce sa maison, sans y prendre garde, comme la vie se fait. Il y a dans\nces pages une quête farouche du présent, un combat contre la nostalgie, les\néchecs et les hontes. Une recherche de soi-même, entre le dégoût de la ville et\nune forme de pureté de la vie montagnarde. Recherche d’une forme d’apaisement\ndans ce « monde déchiré ». Mais cette retraite est aussi une illusion, en ce\nqu’elle est le fantasme revisité de l’enfance : tout refuge est une fuite, et «\nle chemin vers soi est long ». Trouve-t-on vraiment la liberté dans la solitude,\ndemande Biga avec cette lucidité qui le préserve du romantisme, conscient de la\nversatilité et de la réversibilité des choses, conscient du masque que l’on\nporte et de celui que l’on projette. Bien-sûr L’amour d’Amirat est « ce que\nDaniel Biga a écrit de plus beau », comme l’a écrit son ami J.-M.G. Le Clezio\ndans Le Monde lors de la parution du livre en 1985, c’est avant tout un paradis\nqui se perd et se trouve, à la fois un nom sur une carte et l’allégorie d’un\nrefuge intérieur tout autant qu’un désir d’ailleurs, un monde sauvage dans\nl’éblouissement du jour, des oiseaux et des arbres. L’amour d’Amirat, c’est\navant tout « l’amour de la vie ».","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56510612734334,"sku":"9782877043069","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"url":"https:\/\/centralelibrairie.com\/products\/lamour-damirat","provider":"Centrale","version":"1.0","type":"link"}