Préoccupé par les futurs générés avec les données qu’il émet, un narrateur
s’adresse à l’agent fédéral assigné à sa surveillance. Souvenirs indexés peuplés
d’anges et de cyborgs, traces et complots d’un empire oublié, vidéos d’alchimie
tard dans la nuit, voix anonymes et océaniques des plateformes — le contenu
d’une multitude d’onglets ouverts, riches en information comme en affect,
compose un « scroll of consciousness » où poésie et technologie sont deux
interfaces d’une même magie : le langage. À mesure que l’écran calque la
conscience et absorbe le rêve, réapparaît le désir d’aller toucher de l’herbe.