Le bonheur vient d’en bas est un recueil de poèmes qui travaille par la
matérialité de la langue les effets physiques et psychiques des traumatismes. En
déconstruisant les normes langagières, Nan Marci propose une plongée dans la
matière mentale d’un sujet en crise. Par la langue et par les peintures, Le
bonheur vient d’en bas navigue ainsi entre les bas-fonds de la mémoire
traumatique faite de violences sexuelles et psychiques, les difficultés de la
vie matérielle au sein d’une société normée et répressive à l’égard des
minorités, et l’espoir d’une libération des dissidences sexuelles et mentales.