« Il y a longtemps, un marin m’a dit que si je me retrouvais dans une impasse,
je n’avais qu’à revenir au point de départ. C’est ce que faisaient les marins
autrefois lorsqu’ils ne trouvaient plus la force de poursuivre leur voyage sans
se jeter par-dessus-bord. Tout ce qu’il leur restait à faire, c’était de revenir
dans leur port d’origine. »
Le cœur brisé, Nina Stjärne est assise sur un banc du parc Berzelii, à
Stockholm. En l’absence de sa demi-sœur, elle se remémore la plage éternelle de
leurs étés. Un lieu rempli de squelettes d’animaux et de joies sépia,
d’angoisses juvéniles et de jeux solitaires, une plage nommée Panic Beach où les
deux filles passaient leurs vacances dans l’ombre de leur père.
Le parc Berzelii est également le lieu où commence l’histoire de la famille
Stjärne, cent ans plus tôt. De génération en génération, une marée sombre faite
de trahisons, d’alcool et de violence a tout emporté sur son passage, depuis la
capitale suédoise jusqu’à La Nouvelle-Orléans. Les rêves s’éteignent en même
temps que les parents meurent, mais un sentiment douloureux se transmet malgré
tout. Est-ce de la mélancolie ? Ou bien la peur d’en savoir trop ? Nina et sa
petite sœur n’ont pas la même mère, mais elles portent le même secret. L’une n’y
survivra pas, l’autre devra essayer de pardonner.
Adieu, Panic Beach est une grande saga familiale sur la culpabilité, la vérité
et l’espoir. Un roman bouleversant sur l’art de faire ses adieux aux morts,
ainsi qu’aux vivants.
Traduit du suédois par Marianne Ségol