Fukushima, mars 2011. Face à la catastrophe, le sociologue Yoshimi Shun’ya
s’interroge : comment le Japon, marqué par Hiroshima, Nagasaki et les essais
nucléaires américains dans le Pacifique, est-il devenu l’un des pays les plus
nucléarisés au monde ?
Après la Seconde Guerre mondiale, le territoire est dévasté. Sous l’influence
des États-Unis et de leur programme nucléaire « pour la paix », le Japon
poursuit dès les années 1950 un rêve de prospérité en construisant des centrales
sur le littoral, au mépris des risques. Dans une société durablement
traumatisée, la peur persiste pourtant et nourrit dans les arts une puissante
esthétique de la dévastation (Godzilla, Akira...).
Cet ouvrage dépeint toute l’ampleur et l’ambiguïté du soft power nucléaire
américain d’après-guerre, qui imprègne les représentations de l’atome au Japon,
entre promesse d’« avenir radieux » et menace de « pluie radioactive ».
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Yoshimi Shun’ya, professeur à l’université Kokugakuin de Tokyo, est un
socio-logue majeur, spécialiste d’études urbaines, culturelles et médiatiques.
Atoms for Dream est son premier livre traduit en français.
Traduit du japonais par Rémi Buquet, César Castellvi et Kazuhiko Yatabe