Caillasses, c’est un Big Bang existentiel, une poésie à la criée, un battement
de cœur. Avec son premier recueil de poèmes, Joëlle Sambi tisse une étoffe. Elle
assure la protection des vivants et le passage des mots. Une plume affilée,
aussi profonde et pleine que la forêt équatoriale. Tel un manifeste
poético-politique, elle y déploie les cicatrices d’un corps-âme mâtiné de
violences raciales, sexistes et homophobes. Sa langue se pare de mille éclairs
afin de partager les raisins mûrs de la colère.