"Comptes à rebours" propose à la fois une réflexion et une médiation sur la
comptabilité. Que s’agit-il de compter ? Et comment ? Telles sont les questions
fondamentales alors que les principes de la comptabilité, dite en partie double,
actuellement en vigueur remontent au XIIIe siècle et que cette comptabilité a
commencé à être systématiquement mise en œuvre après la Seconde Guerre mondiale.
Ces questions sont d’autant plus importantes que les champs de la création (art
et littérature) les ont délaissées. La comptabilité pourrait participer de la
réponse aux enjeux de notre temps, qu’ils soient sociaux, environnementaux,
économiques et nanciers voire politiques. En l’état, elle n’y répond absolument
pas. "Comptes à rebours" esquisse des pistes de propositions mais également
avance quelques thèses, notamment sur l’émergence et le maintien du capitalisme
par la comptabilité. Au-delà de la comptabilité, "Comptes à rebours" amorce une
réflexion sur la monnaie et l’écriture, une réforme de la comptabilité ne
pouvant pas aller sans. "Comptes à rebours" est un essai écrit en vers. Composé
de cinq chapitres, il intègre aussi quatre intercalaires qui sont autant de
pauses entre eux. L’essai s’ouvre sur une apocope et se clôt sur une limite. Il
est associé à un incipit intitulé "Prébende".