Les konstellationensont conçues comme « le plus simple modèle visuel de la
poésie verbale » reposant sur la simplification toujours plus radicale de la
langue. Gomringer aspire ainsi à un langage réduit à l’essentiel, où sont abolis
les caractères nationaux et superflus. Le langage évolue alors vers un
schématisme fonctionnel, vers une poésie universelle instantanément lisible.
« Les konstellationentendent à devenir objectives, c’est-à-dire à ne plus être
les véhicules de contenus moraux ou philosophiques, ni l’expression d’un moi
social qui se demande “Qui suis-je ?”, mais la libération d’une énergie, le
faire-part d’une information esthétique, l’objectivation d’une langue. »
Aspirant à influencer, par le « nouveau poème », les structures linguistiques,
Gomringer trouve dans le mouvement De Stijl, le Bauhaus et la peinture concrète
de Max Bill, les points de référence obligés de ses théories.