Constitué d’une sélection de chapitre provenant du célèbre Traité de la
peinture, L’Éloge de l’œil, tout en puisant dans les influences grecques
antiques, incarne une voie d’accès privilégiée à la pensée artistique de Léonard
de Vinci ainsi qu’un propos révolutionnaire sur l’art pictural, d’autant plus à
une époque ou l’image reste à la source d’infinies méfiances. Si la vue, en
donnant à contempler la beauté des choses crées, s’avère le plus élevé des sens,
alors la peinture culmine la hiérarchie des arts : en s’adressant au pur regard,
elle engendre l’harmonie par la simultanéité et la juste proportion de ce
qu’elle donne à voir et se place ainsi comme la science la plus expressive et la
plus universelle de toutes. Là où chaque art est condamné à s’évanouir, la
peinture elle, vise l’éternel.