Finir erre est un livre de la séparation, un morceau brûlé dans la paume de la
main. On peut écrire la souffrance, mais sans pouvoir la mettre à l’écart. Les
mots n’écartent pas assez, il y a une scission, une fragmentation continue et
cette difficulté de tenir ensemble en soi. Un visage de mort nous regarde, qu’on
ne peut quitter des yeux, une mâchoire de sexe et d’enfance. Une mâchoire
d’enfantement. Peut-on mourir tous les jours ? Guy Viarre nous écrit, mais de
quel côté de la mort ? Comme s’il avait ouvert un passage, et qu’il écrivait de
tous les côtés de la mort. Parce qu’elle tient tout entière dans le corps de
l’existence. Depuis ce passage qu’il emprunte seul, Viarre jette sa lumière dans
ce livre où la « solitude s’ajoute à rien ».