Juliet Mitchell analyse l'histoire universelle de l'hystérie avec une érudition
nourrie d'anthropologie, de psychanalyse et des grands mythes de la littérature
occidentale. Après une reconsidération radicale de la construction du psychisme
et une nouvelle lecture du complexe d'oedipe, elle affirme la nécessité de
prendre en compte les relations horizontales entre frères et soeurs - qu'il
existe ou non un lien biologique entre eux. Il ne s'agit pas de substituer cet
axe horizontal à l'axe vertical, mais de les mettre en relation pour de
nouvelles perspectives. Réinventer l'hystérie comme « possible » universel,
c'est réhabiliter un diagnostic qui permet de comprendre, non seulement certains
dysfonctionnements du psychisme, mais aussi des relations humaines.