Cet inédit de 1960 est une chronique enchantée de la création du monde, où Giono
met en scène les Dieux devenant des hommes et découvrant dans la plus grande
liberté les apparences, la roue, le travail de la terre, l’écobuage. C’est une
genèse magnifique où se côtoient l’humour débridé et la gravité, la folie et la
sagesse. Il a été écrit pour honorer la commande d’une grande compagnie de
pneumatiques qui ne l’a pas retenu, le trouvant peut-être trop poétique ou trop
peu publicitaire. Et, en effet, on peut lui trouver certains accents du très
beau poème que Giono avait écrit lors de son incarcération à
Saint-Vincent-les-Forts de septembre 1944 à janvier 1945 : La Chute des anges.
Nous le devons à la générosité du typographe Jean Garcia qui nous l’avait confié
pour publication en 1989. Nous reprenons ici, pour l’essentiel, la mise en pages
qu’il avait réalisée pour notre première édition qui s’est épuisée en quelques
semaines…