Poèmes d’errance et de rencontres, transfiguration du quotidien, L’air fou est
aussi une variation hommage à Unica Zürn, une recherche formelle portée par la
liberté d’esprit du poète. On retrouve les thèmes qui lui sont chers, avec
parfois une incursion sensible vers le récit poétique qui n’est pas sans
rappeler certains poèmes de Michel Garneau. Jonas Fortier en parle ainsi : «
Puisque les choses existent et qu’il faut bien l’admettre, j’écris ces poèmes.
L’air fou veut jeter des ponts nouveaux tout en revisitant ceux qui se sont
dressés là avant, et dont la respiration est devenue lecture. C’est un livre de
temps; il passe, remonte, et aboutit au milieu d’une clairière de relations,
entouré de durées verdoyantes. »