Lorsqu’on travaille à la Commission européenne dans une unité de prospective
qui s’intéresse aux technologies du futur et aux questions de
cybersécurité, que ressent-on quand on est approché par des lobbyistes ? Que se
passe-t-il quand, dans une clé USB qui ne nous est pas destinée, on découvre des
documents qui nous font soupçonner l’existence d’une porte dérobée dans une
machine produite par une société chinoise basée à Dalian ? N’est-on pas tenté de
quitter son bureau à Bruxelles et d’aller voir soi-même, en Chine, sur le
terrain ?