Et s'il était temps aujourd'hui de lever le tabou de la critique de la
démocratie ? De questionner l'évidence des principes de majorité, de vote, de
représentation ou de souveraineté populaire, du parlementarisme, du débat entre
des opinions départagées par une élection... ? Doit-on considérer que nous
sommes arrivés à la fin de l'histoire ? Ou ne devrions-nous pas - surtout à la
lumière des désastres politiques actuels - nous efforcer de rouvrir notre
imaginaire pour chercher d'autres moyens, à la fois plus rationnels et plus
justes, de légitimer l'acte de gouverner ?