Ce petit chef-d'oeuvre, écrit à partir de 62 de notre ère, quatre ans avant la
mort du philosophe, pose le problème de la retraite intérieure, du loisir
lettré, de l'arrêt de l'activité civique. Tel est le sens de la notion d'otium
qui occupe le traité. L'auteur s'y justifie d'abandonner la politique au profit
d'une contemplation de la nature ; il montre que contempler, c'est agir, et que
participer aux affaires publiques n'est pas une obligation absolue. Il exalte
les architectures divines, prouvant que ce regard sur le cosmos est une façon
pour l'homme de se grandir.