Il s’agit d’abord d’un cantique d’amour de la célèbre poétesse de Lesbos, qui
composa en son temps diverses prières et chants de “noces”. Mais il s’agit aussi
de cent traductions choisies auxquelles ce poème a donné lieu, depuis Catulle
jusqu’à nos jours en passant par Ronsard, Boileau, Lamartine, Banville,
Richepin, Marguerite Yourcenar, etc. L’extrême diversité des traductions
témoigne de la sensibilité de chaque traducteur et, à travers elle, de celle de
leur époque, des rapports entre un héritage culturel et ses héritiers, entre le
lecteur et la littérature elle-même.