Dans la suite de tout le travail de déconstruction des savoirs coloniaux et
impérialistes mené par l'autrice et historienne Ariella Aïcha Azoulay, cette
traduction collective inédite propose une plongée intime et politique dans une
relecture de la disparition des mondes judéo-musulmans détruits par l'empire
français et le sionisme. En adressant des lettres à ses aïeux, ses enfants et
des penseurs comme Fanon, Kanafani ou Arendt, Ariella Aïcha Azoulay refuse ces
dépossessions et la disparition de la vie judéo-musulmane en recomposant
patiemment les richesses et les savoirs partagés de la Oumma dans une
perspective radicalement anticoloniale.