De toutes les nombreuses éditions des quatrains (robayat) d'Omar Khayyâm, cette
traduction, parue aux éditions de la Sirène en 1920 est sûrement la plus juste
et la plus forte de toutes. Disparition réparée. Ce texte absolu et essentiel
est à nouveau accessible. “De la vie de Khayyâm, on sait qu'il naquit à
Nichâpour, dans le Khorassan ; la légende assure qu'il se distingua comme
étudiant sous la direction de l'imam Mowaffak, que son camarade Nizam el Mulk
devint grand-vizir du sultan seldjoucide Alp Arslan et donna une pension de
douze cents mithkals d'or à son ancien condisciple qui jusque-là avait vécu en
faisant des tentes. Au vrai, Omar Khayyâm fut un des plus grands savants de son
temps, travailla à la réforme du calendrier Jalali, fut célèbre comme astronome,
établit des tables du ciel et rédigea un traité d'algèbre qui a été traduit en
français au XIXe siècle. Il mourut à Nichâpour en 1123 (517 A.H.) à l'âge de
quatre-vingt-cinq ans.” Claude Anet