"Je crois que j'ai écrit quelque chose comme un dernier poème d'amour pour les
villes, dans un moment où il devient de plus en plus difficile de les vivre
comme des villes. Si nous sommes peut-être en train de nous approcher d'un
moment de crise de la vie urbaine, Les villes invisibles est un rêve qui naît du
coeur des villes invivables." Au prétexte d'un dialogue imaginaire entre Marco
Polo et l'empereur Kublai Khan, Italo Calvino dresse une série de portraits de
villes inventées, symboliques, surréalistes. Dans cette oeuvre hybride où sa
prose tutoie plus que jamais la poésie, se lit une subtile réflexion sur le
langage, l'utopie et notre monde moderne.