C'est l'histoire d'Ita qui grandit à Sieradz avec son père, marchand de harengs,
et sa mère. Ils sont pauvres. Ils sont juifs. Après la mort des parents,
emportée au hasard des routes, elle se retrouve à Liège, Ostende, Bruxelles puis
Paris avec ce dé à coudre dont sa mère l’a convaincue de ne jamais se défaire
pour survivre. L’histoire tragique qui se termine à l’aube de la rafle du Vel
d’Hiv ne dit rien du ton ni du rythme du récit, ni des silences, ni du fil de la
narration dont le déroulé, tel un poème épique, avance et revient avec sa
scansion et ses refrains.