Manhattan est l'arène où se joue le dernier acte du monde occidental.
Avec l'explosion démographique et l'invasion des nouvelles technologies,
Manhattan, depuis le milieu du xixe siècle, est devenu le laboratoire d'une
nouvelle culture — celle de la congestion — ; une île mythique où se réalise
l'inconscient collectif d'un nouveau mode de vie métropolitain, une usine de
l'artificiel où naturel et réel ont cessé d'exister.
New York délire est un « manifeste rétroactif », une interprétation de la
théorie informulée, sous‑jacente au développement de Manhattan ; c'est le récit
des intrigues d'un urbanisme qui, des origines à Coney Island jusqu'aux
théoriciens du gratte-ciel, a fait exploser la grille d'origine.
Ce livre, polémique et prémonitoire (publié en 1978), illustre les relations
entre un univers métropolitain mutant et la seule architecture qu'il puisse
produire.
Il dit aussi que, souvent, l'architecture génère la culture.