La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition de neurones dans une
zone particulière du cerveau appelée « substance noire » ou « Locus Niger ».
Noire substance est un texte, le résidu d’une expérience intime : la mort
programmée du père de l’autrice, touché par cette pathologie. Il tente de
relater cet étrange voyage au cours duquel le moi se délite et où le corps seul
finit par compter et imposer sa façon de parler. Même s’il intègre à la
narration les détails des conséquences de la dégénérescence, ce récit n’est que
la vérité de celle qui l’a écrit en cherchant, comme dans ses précédents livres,
à ne jamais mentir, à saisir l’abrupt de la vie pour y débusquer aussi
l’improbable douceur.