Un étrange sanatorium où l’on peut se retrancher d’un monde en crise, une
image-fantôme, un coup de fil qui ébranle le narrateur dans ses croyances, une
pandémie de mal de vivre, une lutte nocturne avec un double... Dans chacune des
huit nouvelles qui composent Nous jouons pendant que Rome brûle, l’univers connu
se trouble et l’on se retrouve soudain face à un monde qui semble fait de
l’étoffe des songes. Éric Faye joue à merveille sur les entre-deux, les ombres,
l’ambiguïté du réel. Dans un style toujours vivant, servi par un humour noir, il
poursuit ici sa réflexion sur l’absurdité de la condition humaine, ses impasses
et faux-semblants mais aussi ses apaisements.