Dans Occultacions, l’autrice se livre sur la perte de l’enfant, fausse couche
qui l’amène à sonder la filiation : « et à l’être minuscule / qui vivait en moi,
/ celui qui n’a jamais goûté la lumière / ma cachette préférée ». Elle explore
les lieux cachés de sa géographie personnelle et tente de faire la lumière sur
les mystères de l’existence et sur les secrets des lignées familiales. Dire ce
qu’on ne peut pas voir, ce qu’on ne peut pas penser ou ce qu’on ne peut pas
exprimer parce que nous manquons de mots. Elle cherche les traces de ses
grands-parents qui ne sont plus là, parle du fait de grandir et d’assumer le
poids et le rôle des générations. L’identité, la vulnérabilité, la solitude, la
féminité, la généalogie ou la perte sont quelques-unes des idées qui traversent
le livre.