Petit pas raconte l’histoire d’une rencontre, d’un doux miracle. Martin et
Mathilde n’ont même pas vingt ans et ont déjà renoncé à leurs rêves
d’adolescents. Depuis la naissance de leur fils Jean, ils peinent à maintenir la
tête hors de l’eau. Mathilde est de nouveau enceinte, leur famille n’est pas
prête à les aider et ils sont condamnés à la vie grise des petites gens qu’une
société compétitive écrase et oublie. Et puis une main se tend. Celle d’Annie,
leur voisine. Une dame retraitée, une femme modeste, qui ne gaspille rien, se
hâte lentement, connaît les plantes et la valeur de l’entraide. Annie, c’est une
écoute, un dimanche au potager, un plat d’endives, un peu de temps donné à
l’enfant. Pas à pas, Martin et Mathilde refleurissent, se redressent et
préparent l’arrivée de leur petite fille. Le temps ralentit et la vie renaît.
Marion Richez nous procure un roman qui pénètre le corps et agit comme un baume.
Un texte dont l’horizon est solidaire, une méditation politique à l’échelle
d’une jeune famille.