I (9 à 29) "Alger. Une rue. Au 16 ter, bordel mâle. Dehors : Ali, prostitué du
tenancier Paulo Martinez, pressé par une bande de jeunes clients, commente ce
qui se fait à l'intérieur et qu'on devine à travers la vitre du bordel ; et
identifie chacun des trois autres prostitués mâles : la "blonde", la "velue",
Rabia (pages 9 à 16, ligne 22). Sortie et accouplement-causette, sur le trottoir
et dans la rue, de la blonde avec son client le maçon blond (pages 16 à 18,
ligne 18). La blonde passe le maçon à la velue, rentre au bordel. Une nouvelle
bande écarte le maçon et presse la velue. La bande réclame la blonde (pages 18 à
25, ligne 5). La velue rentre pour convaincre la blonde, en état d'accouplement
avec un nègre, de sortir. La blonde veut, en veut. Paulo, qui tient à la
qualification de son favori dont il ferait bien son sous-maître, puis son
héritier, refuse. Rébellion de la blonde. Appel du proxénète à la reconnaissance
du prostitué. Rabia, le fellateur (pages 25 à 29, ligne 30). II (29 à 45)
Comment à moi enfant, adolescent, la langue à écrire m'est venue. Le collège,
les condisciples : Drevet, Farlay. La Bible, l'Antiquité, les Invasions
barbares, le Japon légendaire, la Seconde Guerre mondiale, je m'y incarne en
esclave, en prostitué, en martyr, dont la seule défense est le don poétique.
L'État, la Religion, la Loi (Édit de Constantin) ne peuvent rien contre
l'inextricable : l'enfant poète n'aura de génie que pour faire entendre ce qui
du Monde lui fait le plus horreur et honte." (Extrait du résumé)