Katherine Mansfield est le seul écrivain dont Virginia Woolf ait envié le style.
Ses récits se teintent d'une poésie trouble, à la limite du fantastique. Les
imprimés d'un papier peint qui prennent vie, un aloès qui se transforme en
barque sur laquelle fuir, le réel qui se fond en rêve - ou tourne au cauchemar.
Au fil de ces nouvelles, on parcourt les âges de la vie avec la joie de revoir
le monde à hauteur d'enfant, de partager la sérénité d'une grand-mère ou
d'éprouver un « pur bonheur » hors du temps. On y découvre la Nouvelle-Zélande
de sa jeunesse en même temps qu'une atmosphère tout à fait britannique, les
questions sociales s'y multiplient : la violence et l'aliénation d'un système
patriarcal et colonial, face auquel Mansfield oppose la rébellion de l'enfance.