Adolescent, Scholem redécouvre ses racines, apprend la langue hébraïque,
étudie le Talmud, les mathématiques et la philosophie, fréquente Martin Buber
et les milieux Ostjuden, fait la rencontre déterminante de Walter Benjamin et
réfléchit sur le sionisme. Écrit dans une langue fiévreuse, particulièrement
dense et foisonnante, son Journal de jeunesse évoque tour à tour son opposition
à la guerre et à l’idéologie de l’assimilation, l’anarchisme, ses relations
orageuses avec son père, la figure de son frère Werner, socialiste, ses séjours
à Munich, Heidelberg, Iéna et Berne, les prémices de son intérêt pour la
mystique juive et de sa vocation d’historien… Inédit en français, il constitue
un témoignage irremplaçable sur l’Allemagne pré-hitlérienne et la genèse de
sa pensée.