Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor,
Marco, Arjan, Jonas - une fraternité forgée dans la poussière des terrains
vagues, dans la fumée des halls d'immeubles, dans l'ombre d'une ville qui ne les
nommait pas. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la
nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte
rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, toujours, des
instants fugaces d'amour, d'humour et de poésie - comme un battement de coeur
haletant jusqu'à ce constat brutal : tu peux aimer la rue, mais elle ne t'aimera
jamais.
"tah l'époque" porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et
la tendresse. C'est l'histoire d'une jeunesse sans abri, et d'un écrivain qui, à
dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage.