«Â Daniel, le père d'André était malade de l'alcool comme ses frères et sÅ“urs.
Et comme ses parents, ses oncles, ses tantes et peut-être même ses
grands-parents avant lui. Un alcoolisme qui n'était pas le fruit d'une tradition
ou d'une culture mais qui était déjà le témoin à l'époque d'un renoncement à
l'avenir de toute une catégorie de population abandonnée, laissée à elle-même.
L'alcool était un moyen de sortir du réel, d'accepter le poids de l'existence,
sa fatalité. » À travers le parcours de son père, Benjamin Daugeron raconte ici
l'histoire d'une emprise, l'alcool, et interroge les mécanismes d'un certain
déterminisme social et de ce qu'il produit de violence au sein d'une famille.