Un matin, un jeune homme constate une tache sur le mur au-dessus du lavabo. Elle
a la forme du Pérou et lui rappelle le rêve qui a agité sa nuit : un fleuve, une
mangrove, une barque.
Il doit récupérer les résultats d’un test IST de routine mais le médecin
prononce ces mots, « un petit doute sur le VIH », et prescrit un autre examen
qui requiert quatre jours d’attente. Impossible de partager son anxiété avec son
père, venu faire des travaux de réfection dans son studio, ni avec le dernier
homme dont il a partagé le lit : ils n’ont pas prévu de se revoir.
Les heures passent au ralenti ; rêve, souvenirs, fantasmes et réalité
s’entremêlent ; la tache qui progresse dans la salle de bains matérialise
l’invasion rampante de l’inquiétude… Qu’est-il permis d’espérer et de vivre
après ces quatre jours ?
Étonnamment souple, poétique, ludique, La langue de ce premier roman se distord,
comme contaminée par l’angoisse, montrant à quel point la peur est une affection
psychotrope.