Une anthropologie de la ligne, délicate et passionnante, s’adressant à tous les
créatifs, les curieux et les marcheurs, qui n’en finissent plus de tracer des
lignes.
Où qu’ils aillent et quoi qu’ils fassent, les hommes tracent des lignes –
marcher, écrire, dessiner, tisser, etc. De la calligraphie chinoise aux tissus
amérindiens en passant par l’architecture contemporaine, Tim Ingold analyse la
présence de ces lignes dans l’activité humaine quotidienne et les divises en
deux genres – les traces et les fils –, capables de fusionner ou de se
transformer en surfaces et en motifs.
Dans cette perspective anthropologique, il démontre surtout comment l’Occident a
progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien
qui l’unissait au geste et à sa trace pour tendre vers l’idéal de la modernité :
la ligne droite.
On n’en finit jamais de tracer des lignes, car quelque soit l’endroit où l’on
va, on peut toujours aller plus loin.
Professeur d’anthropologie sociale à l’université d’Aberdeen, Tim Ingold est
l’auteur de Marcher avec les dragons (Zones sensibles, 2013), disponible chez
Points.
Traduit de l’anglais par Sophie Renaut