George Sand a toujours accordé aux espaces naturels une place de choix au sein
de ses oeuvres. Loin d'être un simple décor, la nature est au contraire la
source de méditations philosophiques mais aussi d'utopies politiques et
égalitaires. Pour elle, la nature est un « droit ». Elle s'oppose à sa
privatisation, jugeant que la forêt ne saurait faire l'objet d'une possession
individuelle : les arbres appartiennent au « domaine public ». Car le spectacle
d'une nature préservée, selon elle, grandit l'homme, ses idées et ses
sentiments. Notre recueil permet d'observer la défense par l'écrivaine, tout au
long de sa vie, d'un droit à l'écologie.