Une femme solitaire aperçoit un double fantomatique lorsqu’elle se regarde dans
les miroirs de la maison cairote où elle vient de s’installer. Une femme,
qu’elle imagine recluse et solitaire comme elle, a vécu là avant elle. Les 85
brefs poèmes qui constituent le cycle de Celle qui habitait la maison avant moi
reviennent de manière quasi-obsessionnelle à cette présence muette, inquiétante
et familière tout à la fois, avec laquelle la nouvelle occupante tente d’établir
un impossible dialogue.