Et si l'utopie à venir devait être « anti-utopique »â€¯? Fabrique et forêt
critique les visions post-capitalistes spéculatives et désincarnées qui se
contentent d'esthétiques séduisantes sans prendre à bras-le-corps la question de
la production. À rebours, les auteurs proposent une fiction stratégique
rigoureuse, partant de l'appareil productif planétaire tel qu'il existe et
tenant compte des contraintes matérielles du présent. Ils esquissent un
communisme fondé sur l'abolition de l'argent et la constitution d'une nouvelle
organisation sociale concrète répondant au principe de non-domination. Une
utopie négative, sans idéal figé, mais avec un horizon bien défini : en finir
avec le capital.