Les deux recueils rassemblés dans ce volume, comme tous les précédents, fondent
en une émouvante alchimie le quotidien le plus proche et son mystère. Ils font
entendre, dans leur lyrisme toujours aussi tendre et généreux, un son plus
grave, donnant sa part à la mort qui rôde, familière. Cette poésie est grande
parce que sans équivalent dans son art d'unir le chant à l'image insolite et
concrète comme aussi dans sa manière de faire entendre, sans ostentation ni
proclamation, la voix de femmes qui inventent leur destin entre tradition et
insoumission.