Il est toujours difficile de se dire que les flingues sont plus forts que les
poèmes qui n’ont jamais tué personne sinon quelques malheureux poètes, peut-être
à trop jouer avec le feu dans des pays où nous n’allons jamais en vacances des
pays lointains où la poésie sait parfaitement ce qu’il en coûte de rester
vivante combien de morts et combien de balles coincées entre les dents pour
écrire un poème d’amour et de pardon alors que nous croyons faire la révolution
en alignant les mots comme des condamnés dans des combats qui n’existent que
dans nos têtes