La Grande Fête sans fin

La Grande Fête sans fin

€13,50
Passer aux informations sur le produit
La Grande Fête sans fin

La Grande Fête sans fin

€13,50
Taxes incluses.

Retrait disponible à Centrale Librairie

Habituellement prête en 24 heures

Afficher les informations de la boutique

La Grande Fête sans fin

Centrale Librairie

Retrait disponible, habituellement prête en 24 heures

161 Rue Saint-Martin
75003 Paris
France

Dès sa création en 2004, le jury du Prix du Patrimoine Nathan Katz a souhaité encourager la traduction des poèmes écrits par Arp en langue allemande et a demandé à Aimée Bleikasten de traduire la première partie des poèmes réunis dans Gesammelte Gedichte III dont elle venait d'assurer l'édition originale en Suisse (Arche Verlag, 1984). Les textes traduits ont été publiés en 2005 sous le titre Sable de Lune. Le présent volume regroupe les derniers poèmes des Gesammelte Gedichte III. Sont repris ici les poèmes de Logbuch des Traumkapitäns (1983), depuis longtemps épuisé. Ce qui caractérise la poésie de Jean Arp, c'est son refus des grandes orgues de la rhétorique, fût-ce une rhétorique libérée et rénovée comme celle d'un Breton ou d'un Aragon. Il y a chez lui un parti pris sincère de simplicité, quelque chose d'opiniâtrement enfantin qui l'a protégé toute sa vie contre les tentations de l'imposture et de la grandiloquence. Simplicité du geste, simplicité du dire. Sa poésie dit la table et le nuage, le voilier et la forêt, l'ange et la rose. Elle nomme et conte sans expliquer, et lorsqu'elle se fait lyrique, c'est à fleur de mots, avec une narquoise pudeur. Rien qui pèse ou qui pose. Dans la simplicité Arp trouve sa force, sa liberté et presque sa morale : elle sauve ce joueur invétéré de la vanité de la comédie. La conscience permanente de la mort tapie dans l'ombre, et qui a toujours le dernier mot, est indissociable de l'humour arpien qui, sans être nécessairement noir, a presque toujours partie liée avec le funèbre. En 1950 il écrit avec une sagesse désabusée : « L'humour / c'est l'eau de l'eau-delà / mêlée au vin d'ici-bas » (Jours effeuillés, 362).

Mais aussi