Gradiva, celle qui avance, tel le dieu Mars allant au combat, mais c'est ici au
combat de l'amour. Et Gradiva rediviva, celle qui réapparaît à l'heure chaude de
midi et qui va, non sans malice, donner vie, forme, objet au désir d'un
archéologue fou. En cette jeune fille à la démarche inimitable Freud a-t-il
reconnu la jeune psychanalyse comme il a pu trouver dans Pompéi, la cité
ensevelie et conservée, une métaphore exemplaire du refoulé et de son troublant
retour ? On trouvera à la fin du volume une notice sur le bas-relief qui est à
l'origine de la nouvelle ainsi que trois savoureuses lettres (inédites) de
Jensen en réponse aux questions indiscrètes que lui posait son interprète.