"Je ne pense à rien, si ce n'est à l'amour. Ma continuelle distraction dans les
domaines de l'esprit, on tend assez à me la tenir en crime, trouve dans ce goût
unique et incessant de l'amour sa véritable raison d'être. Il n'y a pour moi pas
une idée que l'amour n'éclipse. Tout ce qui s'oppose à l'amour sera anéanti s'il
ne tient qu'à moi." Dans une grande diversité de formes, Aragon nous invite à
visiter son "laboratoire du récit". Un conte nocturne voisine ainsi avec les
confessions d'un bandit anarchiste ; les lettres rêveuses d'une femme à son
amant succèdent à une pièce de théâtre fantastique ; crime, dandysme et érotisme
s'entremêlent. Libre et transgressif, Aragon marche avec sensualité dans les pas
des libertins du XVIIᵉ siècle, loin du "petit désastre du quotidien".