À Lübeck dans le nord de l'Allemagne, la maison de commerce des Buddenbrook est
prospère. Fondée en 1768 par Johann, l'aïeul héroïque et vénéré, elle est
transmise de père en fils et assure le pouvoir de la famille. Mais faire
fructifier l'affaire tout au long du XIXᵉ siècle ne va pas de soi : jalousies
entre frères, mariages malheureux et états de santé fragiles perturbent la
dynastie. Les héritiers, le scrupuleux Thomas, à la sensibilité vite épuisée, sa
soeur l'impétueuse Antonie, son frère Christian, velléitaire et cyclothymique,
enfin Hanno, le fils de omas, au tempérament d'artiste, sont pris dans des
contradictions insurmontables et ne pourront éviter la chute. Publié en 1901 par
un homme de vingt-six ans, Les Buddenbrook est rapidement devenu un classique de
la littérature et a valu à son auteur, en 1929, le prix Nobel. La nouvelle
traduction d'Olivier Le Lay fait entendre sa force romanesque et sa puissance
humoristique. La préface de Philippe Lançon, rédigée pour notre édition, nous
invite dans les coulisses de son écriture et le situe avec brio dans l'oeuvre du
romancier, dans son siècle et dans le nôtre.