Basse résolution affective, zéro confession, full dispositif : entre artifice et
exposition, le « je » de ces poèmes est soigneusement mis en scène. C’est une
critique du flux en devenant soi-même le flux. Ce n’est pas juste : « je te dis
un secret », mais plutôt : « regarde comme un poème fait semblant d’avoir un
secret. » Sam Riviere sample un langage déjà-là — celui d’Internet, de la
publicité et des réseaux sociaux — pour le redistribuer en poèmes tentés par
l’auto-sabotage et la blague, qui analysent le moment de leur naissance et
doutent, au passage, de leur propre valeur.