Encore une traduction du Tao-tö king ? Il est vrai, mais aussi, que nul texte
n'est plus ambigu, obscur et même composite. Mais ce sera la première fois en
France que ce poème philosophique est traduit par un lettré chinois qui se sent,
se veut taoïste. Sur plus d'un point, sa version modifie le sens de phrases
qu'on tient d'ordinaire pour allant de soi. Liou Kia-hway, à qui l'on doit une
traduction du Tchouang-tseu dans cette même collection, aura donc fait beaucoup
pour aider les Français à comprendre le taoïsme. Au fait, Lao-tseu a-t-il existé
? Le Tao-tö king est-il ou non antérieur à Confucius ? Qu'est-ce au juste que le
"non-agir" ? Que veut dire, précisément, la première phrase du livre (dont tout
dépend) ? Une préface d'Étiemble, qui fait le point des recherches sinologiques,
s'efforce de répondre à ces questions.