En 1653, après avoir écrasé rivaux et insurrections, Oliver Cromwell dissout le
Parlement et prend le titre de Lord Protecteur de la République. Dans cette
Angleterre révolutionnaire, un homme appelle ouvertement au meurtre du tyran.
C’est en 1657, suite à une tentative d’assassinat ratée contre Cromwell,
qu’Edward Sexby publie sous pseudonyme Tuer n’est pas assassiner. En trois
points, il développe une argumentation impitoyable : Cromwell est-il un tyran ?
Est-il légitime de tuer un tyran ? Enfin, ce meurtre serait-il utile à la
République ?
Au fil de l’histoire et des luttes politiques, Tuer n’est pas assassiner fut
réédité à de nombreuses reprises. Il est ainsi devenu l’une des plus fameuses
critiques de la domination, dans la lignée de Machiavel et La Boétie.