Encadrées par deux séries de 50 dessins, deux séries de 50 poèmes : voici
« Éclats de marbre » de Guillaume Dorvillé. Des séries comme des précipités
chimiques : ça se diffuse, ça se répond, c'est urgent. Les tombes se suivent,
c'est un motif, ça a l'air vrai, le langage fait le vrai. Ses dessins sont à
prises rapides sur le réel. Immédiats, ils clament des slogans et des symboles
déchus. La révolte sociale crève la page, sans fioriture. De l'intime au
médiatique tout est matière à dire un monde au bord de la rupture, mais pas
maintenant, pas tant qu'on a encore quelque chose à gerber.