"Depuis Le Geste d’après, la caméra n’a pas cessé d’enregistrer.Elle s’avance
dans les friches, là où l’eau est sous les sables (ou dans l’éclatement du
récit).Les restes d’une chapelle, deux enfances nouées : invisibles, présentes,
définitives.Les prés communaux.1857. [ou : « articulée par leurs gosiers de
lèpre. »]Enfance n’est pas un mot, ni un temps, ni des images. Enfance est un
vide, un creusement et, surtout, la chance possible d’une grenade à incendie
(d’une puissance de déflagration).Légende est une formule chimique, un
révélateur photographique, elle troue le papier, elle attaque à l’acide et en
silence.Car le silence, plus que jamais, fait partie de la partition.Mais le
film reprend et confirme (insiste) : oui, ainsi, »Cécile Sans